L'histoire de Pontivy
Pontivy tire son nom du moine Ivy ayant vécu au VIIème siècle.
Le territoire de Pontivy (à l'exception des territoires de Stival et Tréleau) est un démembrement (vraisemblablement au XIIIème siècle) de l'ancienne paroisse primitive de Noyal-Pontivy.
En 680, le moine Ivy, venu de Grande-Bretagne, s installe sur le territoire et jette un pont pour relier les deux rives du Blavet, et crée ainsi le village de Pont-Ivy. Le siège primitif de Pontivy était au Cohazé, qui se trouve aujourd hui en Saint-Thuriau. Pontivy faisait partie du doyenné de Porhoët.
Un château féodal appartenant à la famille Porhoët, aurait existé dès le IXème siècle.
Par la suite, pour contrôler la traversée du Blavet sur le Pont d'Ivy, Alain II de Rohan fait édifier, vers 1128, un château surnommé "Les Salles" (expressément mentionné dans un document daté de 1150) et détruit en novembre 1342 par les troupes anglaises de Guillaume de Bohain, duc de Northampton "l'an 1342, le roi Edouard vient en personne venger la mort de Robert d'Artois. Il prend Rohan, Pontivy et forme en même temps les sièges de Vannes et de Nantes".
Pontivy compte à peine un millier d'habitants lorsqu'en l'an 1348, Edouard III, roi d'Angleterre, nomme Guillaume de Bohan, comte de Northampton, rentre au gouvernement de la Bretagne, qu'il garda jusqu'au 8 septembre 1350...".
Le château est cédé le 21 mars 1453 à Eon Guillet et vers 1456, le vicomte de Rohan permet aux religieux Cordeliers ("de l'ordre de l'Observance des Frères Mineurs") de construire un couvent en utilisant de nombreux matériaux provenant de l'ancien château (en avril 1479, Jean de Rostrenen témoigne "qu'audit lieu de Pontivy .... vit autrefois murailles de tours, lesquelles ont été toutes abattues pour édifier le Couvent des Frères Mineurs qui y sont à présent").
Après la guerre de Succession, les vicomtes de Rohan décident de faire de Pontivy le chef-lieu de leur quasi-principauté. Jean II, alors âgé de 27 ans, décide de bâtir un nouveau château à Pontivy. Il semble que les travaux commencent en 1479 et le château est presque terminé en 1485. La ville de Pontivy s'étend entre le château au nord-est et l'église paroissiale Notre-Dame-de-la-Joie au sud-ouest. A la fin du XVIème siècle, Pontivy dont le seigneur est protestant, est un refuge de huguenots.
En 1572, Pontivy accueille le synode provincial protestant. Le 3 décembre 1589, Mercoeur et ses troupes composées en partie d'Espagnols viennent mettre le siège devant Pontivy.
En 1603, la création du duché-pairie de Rohan dont Pontivy devient le siège, y fixe des officiers seigneuriaux.
En 1789, Pontivy rejoint le mouvement national de la défense de la Révolution et la Fédération bretonne angevine y tient ses assises en janvier et février 1790 pour essayer de réprimer les troubles. En 1793, la ville de Pontivy est assiégée par des milliers de paysans.
On rencontre les appellations suivantes : Pontivi (en 1427) et Pontivy (en 1448, en 1464, en 1477, en 1481).
Nota : En 1802, le consul Bonaparte souhaite faire de Pontivy le centre militaire de la Bretagne. Il fait établir les plans d'une nouvelle ville au Sud de la cité ancienne.
Le 9 novembre 1804, Bonaparte ordonne un arrêté débaptisant la ville de Pontivy en Napoléonville. Mais vingt-neuf ans après, la chute de l'Empire allait enrayer le projet dont il subsiste encore aujourd'hui une grande place rectangulaire avec de larges avenues, d'immenses bâtiments et de belles casernes.














